Cinéma Africain:Ne Kunda Nlaba passionné,veut promouvoir l’Afrique au monde de cinéma

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Ne KUNDA NLABA : « l’Afrique a beaucoup des belles histoires inédites à raconter au monde à travers le cinéma ».

Venu au monde pour le cinéma telle est la mission de Ne NKUNDA NLABA dont la carrière cinématographique est le fruit d’une longue carrière dans plusieurs domaines artistiques.

 C’est depuis donc son enfance qu’il a commencé à extérioriser ses talents d’artiste par des récitations, poèmes et pièces de théâtre au complexe scolaire Baraka dans la commune de Bandalungwa à Kinshasa pour le compte de sa classe. Ce qui lui a permis à l’époque de participer et gagner des prix au Drame Scolaire Francophone organisé par la compagnie M Majuscule Théâtre et au JUCOTEJ.

Son adolescence lui a aussi permis de s’expérimenter en photographie puis des filmer les vidéos, encadrer en tant que metteur en scène les jeunes de son école dans le cadre des activités culturelles. Cette expérience lui a donc permis d’écrire les pièces de théâtre telles que : “Le Sang des Noirs”, Cri de Détresse et de Désespoir”

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Etant passionné de l’art Ne Kunda n’a pas voulu raté l’occasion  de faire le rap et la danse pendant qu’il était encore écolier.

Juste après ses débuts des études supérieures en sciences Politiques et Administratives, Ne NKUNDA crée et commence à animer une émission « Cultura Top » à la radio CEBS de Kinshasa.

 En 2004, il décide de créer sa compagnie de théâtre “Virunga Théâtre”  et la maison de culture Labson Cultur’arts, devenu plus tard Labson Kinkulu Kieto qui lui a permis d’organisé en 2005 et 2007, le festival “FESSO”, Festival des arts en solo.

Ce parcours d’artiste en faisant le poème, le théâtre, le rap, la danse contemporaine, le conte, la photographie est une grande particularité et fais de lui aujourd’hui  un polyvalent (Producteur, Réalisateur, Scénariste, Acteur et Monteur).

C’est pourquoi il définit même le Bizizi (Cinema Africain) comme la mise en commun de tous les arts présentés sur un écran.

 “j’ai ce qui est très important, car beaucoup des cinéastes l’ignorent étant donner que l’industrie du film en Afrique n’est pas encore développé. Nombreux sont excités  à faire des films mais pour quelle finalité? Pour en faire quoi? On va produire oui et après?  ”, Nous a-t-il confié.

Pour approfondir sa connaissance du marché et de l’industrie cinématographique, il s’inscrit à Lambeth collège en L3 City and Guild Advanced Media Production puis à l’University of West London.

Sa société de production Labson Bizizi-Cine Kongo est  spécialisés dans la production des films de fiction, documentaire et animation sur des sujets Africains ou de la communauté noire de partout dans le monde.

Et c’est à travers Afrika Bizizi Distribution  qu’il fait avec son équipe  la distribution des films Africains de qualité professionnelle dans le cinéma, à la télévision, au format  DVD &  Bluray et sur VOD.

Depuis le début de sa carrière, Ne Nkunda a déjà réalisé et produit des films documentaires et fictions suivants :

  1. « The Next » (2009), court métrage.

Rôle : Producteur, Réalisateur, Scénariste, Acteur & Monteur.

  1. « The Steel Pan » (2010) documentaire.

Rôle : Producteur, Réalisateur, Scénariste & Monteur.

  1. « Living Without Living » (2011) documentaire de 16 min

Rôle : Producteur, Réalisateur, Scénariste & Monteur.

  1. « Chérie Bondowe » (2012), mon premier long-métrage de fiction.

Rôle : Producteur, Réalisateur, Scénariste, Acteur & Monteur.

  1. « Abeti Masikini : Le Combat d’une Femme » f(2014) film documentaire

Rôle : Co-Producteur, Co-Réalisateur & Monteur.

  1. « Kimpa Vita : La Mère de la Révolution Africaine » (2015) film

documentaire.

Généralement, ces films sont bien reçus et ont été diffusés au Royaume Uni, dans des festivals internationales du film et disponible gratuitement sur internet.

Mais le documentaire tels que Kimpa VitaAbeti Masikini ont été produit  pour un marché précis dans le but d’être vendu.

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Alors comment utilise t-il  les nouvelles technologies dans ses métiers?

L’utilisation des nouvelles technologies est inévitable dans l’industrie cinématographique, le cinéma lui même c’est la technologie. Et avec l’apparition de la numérique qui est venu révolutionnée les choses, c’est en même temps profitable aux Africains pour accroitre le taux de production des films de qualité professionnelle avec de matérielle HD, 4K à moins cher, ce qui n’était pas possible 20 ou 25 ans passé.  Dans le temps, tourné un film n’était pas du tout facile particulièrement pour nous avec l’utilisait des cameras 35mm.  Et même au niveau de la post-production où on tous le monde peut facilement avoir un ordinateur et un logiciel de montage vidéo. En outre, avec l’internet nous utilisons nos propres sites internet,  médias sociaux pour la promotion des nos œuvres avec Youtube, Dailymotion, Vimeo, Facebook, Twitter, Instagram et autres. En sus, l’envoi ou le transfert des fichiers audio-videos de grand volume sans perte de qualité est actuellement facile suite aux sites internet et applications que nous utilisons.

Et qu’est ce qu’il pense de l’évolution du secteur de l’audiovisuel Congolais?

« Le secteur de l’audiovisuel Congolais est entrain d’avancer petit à petit, mais il y a encore beaucoup à faire. Il faudrait que nous puissions avoir un nombre élevé des professionnels qui maitrisent la chose (nécessité de formation avancée), qui maitrisent l’industrie. Il faut la mise en disposition des fonds qui pourront aider les gens à produire dans des bonnes conditions, à part la télévision nous devons créer et développer les autres secteurs de diffusion tels que les salles de cinéma, production de DVDs et autres. Sur le plan de la télévision, nous avons plusieurs chaines en R.D.Congo, mais c’est quoi le contenu de leur programme? Que diffusent-elles tous? La majorité du contenu Congolais est inconsistant  et de qualité très pauvres et suivie de la monotonie. Entant qu’humain, on est le reflet de ce qu’on consomme, les Congolais sont les reflets des images et de la musique qu’ils consomment qui d’une certaine manière les abrutissent et les empêches de rêver grand. En tant que professionnel, on est près à travailler avec eux pour fournir des produits à notre population. »

Pour résoudre ce problème, c’est la responsabilité de tous. Il faut que nous puissions travailler ensemble, nous cinéastes, chaines de télévisions, le gouvernement et investisseurs. Le film au delà d’être un art, c’est un business, les investisseurs peuvent travailler ensemble avec nous, investir leur argent dans nos films de qualité professionnelle et faire des bénéfices.

Sur le plan de l’industrie cinématographique, il nous faut réunir tous les secteurs: La production, la distribution et l’exhibition (Diffusion). »

Conseils aux novices ou à ceux qui veulent intégrer le secteur de l’audiovisuel et de la cinématographie. 

“L’Afrique a beaucoup des belles histoires inédites à raconter au monde.  ”

Les jeunes Congolais ou Africains qui veulent rejoindre le secteur de l’audiovisuel ou du cinéma doivent savoir que le monde nous attend. Le public on tout vu d’Hollywood mais l’Afrique a beaucoup des belles histoires inédites à raconter au monde.

L’industrie du film est tellement complexe et dure qu’il faut beaucoup de travail, courage, intelligence, organisation, discipline, patience et sacrifice pour réussir, car on ne donne généralement pas des cadeaux aux gens à moins que ça soit un membre de ta famille ou un ami.  C’est bien beau de penser être comme Spike Lee, Eddy Murphy, Will Smith, Zoe Sildana ou Lupita Niong’o mais il faut beaucoup de travail, car ces gens qu’on envie on tous une histoire derrière, ils ont aussi vécu des moments difficile que vous ne savez peut être pas mais ils ont tenu bon, ils se sont sacrifiés et ils ont cru en eux. La majorité des personnes célèbres n’ont rien fait d’autres à part ce que j’ai énuméré.

Au cours de votre chemin, vous rencontrerez des gens, des circonstances qui vont vous décourager mais ne lâchez pas.  Aimez votre travail et ayez un bon planning. Moi mon travail c’est une autre femme pour moi et mes œuvres font partie de mes enfants.

Alors des projets en cours.

Pour l’instant, je suis en pleine post-production de mon film documentaire “Kimpa Vita : La Mère de la Révolution Africaine qui sera diffusé en première dans des salles au cours de cette année  à partir du mois de Juin en Angola (Luanda, Uige et Mbanza Kongo),  à Kinshasa, Brazzaville, Paris, Londres, Bruxelles et dans d’autres festivals du film dans le monde. En outre, nous nous préparons à des nombreuses diffusions de notre documentaire “Abeti Masikini: Le Combat d’une Femme” dans le monde.

Et en terme de production, nous sommes en plein préparatifs de mon long-métrage de fiction “Afro Beat” que je suis entrain de produire et réaliser et qui sera tournée entièrement à Londres. C’est un film et une belle histoire comique et romantique en même temps sur la compétition de danse Afrobeat et mais qui touche aussi les problèmes sociaux touchant la jeunesse Afro en Angleterre tels que le chômage, l’utilisation dans la vente des drogues et autres.

Et même temps je suis entrain développer les projets “Bizizi Box” avec ma société de distribution des films Afrika Bizizi Distribution. Ce projet qui est l’unique plate-forme où le public du monde entier aura la possibilité de regarder des films Africains de qualité professionnelle Sur Demande (VOD).

 

@Infomagntic

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