Miracle:Un couple blanc et blond accouche d’un enfant Noir!

0

Incroyable mais vrai:Comme quoi, toute la race humaine de sorte que d’un seul sang!

J’ai donné naissance à un enfant noir!

J'ai donné naissance à un enfant noir

Nathalie, normande blonde aux yeux bleus, est maman d’un enfant noir qu’elle a eu avec son mari aussi blond qu’elle. Et pourtant, elle le jure, elle n’a jamais eu d’aventure avec personne d’autre…

Mon mari et moi, on est originaires de Basse-normandie. Nous sommes tous deux blonds, aux yeux bleus avec une peau qui tourne écrevisse au premier rayon de soleil. Quand on a su qu’on allait être parents, on était super contents. Mais l’accouchement a été un véritable choc. J’étais complètement dans le cirage, quand l’équipe médicale m’a présenté mon enfant après huit heures en salle de travail. J’ai quand même bien vu leurs têtes ahuries. Et moi-même en regardant ce bébé, j’ai senti que quelque chose clochait. J’ai mis cela sur le compte de la violence de la naissance.

Le temps que Jérémie avait mis à naître avait pu lui tourner les sangs. Le bébé est d’ailleurs parti rapidement avec la sage-femme. Et mon mari est parti le rejoindre. Enfin c’est ce que j’ai cru. Mais quand on m’a conduite à ma chambre, il n’était pas là. Seul, un petit berceau dans lequel se trouvait un nourrisson de couleur noire occupait la pièce à côté de mon lit. « Qui est-ce ? », ai-je demandé à la puéricultrice qui m’attendait. « Votre petit Jérémie, Madame ».

A rendre fou

Franchement, j’ai d’abord cru à une mauvaise blague. Et puis je me suis énervée. Mais vous m’avez bien regardé ? Vous avez vu mon mari ? Vous êtes tombé sur la tête ou quoi ? ai-je hurlé à l’infirmière. J’étais encore sous l’emprise de la morphine et heureusement. Car accoucher d’un enfant noir quand rien ni chez vous ni chez votre époux le laisse imaginer, je vous assure que c’est à rendre fou. D’ailleurs Pascal a quitté la maternité et disparu plusieurs heures ! Je ne lui en veux pas car il n’était pas sous perfusion, lui.

J’avais envie de pleurer et de rire en même temps, je me cognais la tête contre les murs en tentant de trouver une explication. Le personnel de la maternité, lui, était limite suspicieux. Il ne disait rien mais semblait penser très fort : « allez vous pouvez le dire maintenant que vous avez eu un amant » En sortant, ça a été pire. Il a fallu endurer tous les commérages des gens de la ville et ils sont allés bon train. Pourtant, je savais bien moi que je n’avais pas eu d’amant et je ne supportais plus les sous-entendus permanents. De toute façon, quoi que je dise, je sentais bien que personne ne me croyait.

Mon propre mari m’a soupçonné aussi lui pendant un certain temps. On a traversé des moments très durs, notre couple a failli exploser. Et puis finalement l’amour a été plus fort et mon mari a décidé de me faire confiance.

« On a réuni toutes nos économies »

Sans mes parents qui nous ont toujours soutenus moralement, je ne sais pas ce que nous serions devenus tous les trois. Mais finalement, à bien y réfléchir les mauvaises langues nous ont aidés. Leurs mots blessants nous ont insufflé une énergie hors du commun. On s’est serré les coudes et on a décidé de faire le clair sur cette histoire. Jérémie n’était pas arrivé par l’opération du Saint Esprit. Ca Pascal et moi, on en était sûr. On a donc décidé de réunir le peu d’économies qu’on avait mis de côté pour les travaux dans la maison. Et sur les conseils de mon médecin de famille, je suis allée voir un généticien. Il m’a expliqué que cela était très rare mais possible. Nous avions sans doute, l’un ou l’autre, un ancêtre de peau noire. Il fallait faire une étude généalogique. Et c’est ce que j’ai fait. Cela a été compliqué. Il a fallu convaincre ma belle-famille, qui, face à ma détermination, s’est finalement montrée coopérante. Et le miracle a eu lieu : Jérémie avait hérité de gênes d’un de ses ancêtres. Et le plus fort c’est que c’était un ancêtre pas si lointain de mon mari !

« Une aventure avec une femme guadeloupéenne »

L’arrière grand-père de Pascal avait eu une liaison avec une femme guadeloupéenne de couleur noire pendant une de ses virées professionnelles dans les îles. Cette jeune femme n’avait malheureusement pas survécu à l’accouchement et l’enfant avait alors été envoyé à son père. Ce dernier s’était rapidement marié comme cela se faisait à l’époque. L’enfant, donc le grand-père de mon mari, avait été élevé par le couple. Et comme il avait hérité des gênes de son propre père : blanc et blond, l’affaire avait été oubliée… jusqu’à ce que Jérémie pointe le bout de son nez. Tout ça on l’a découvert en fouillant dans les papiers de famille et en interrogeant les gens du village.

Aujourd’hui, pour pouvoir vivre normalement, nous n’habitons plus la même région. Nous avons changé de vie, comme on dit. Bien sûr, les gens nous demandent régulièrement dans quel pays on l’a adopté… Mais plutôt que de nous braquer, on en rie. On raconte notre incroyable histoire et les prévenons gentiment : méfiez-vous de vos ancêtres. Et quand on voit la tête défaite de certains, on rie encore plus …

Propos recueillis par Johanne Collot

@Maxi-Mag

Share.

Leave A Reply

error: Content is protected !!
Ammafrica World e.V.