JAPON:Un accord qui divise les femmes de réconfort

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« Femmes de réconfort » : l’accord divise les concernées

L’accord trouvé pour les « Femmes de réconfort » ne semble pas mettre tout le monde d’accord. Si celles qui ne sont pas réellement satisfaites de cet accord l’accepteront tout de même, il n’en est pas de même pour d’autres victimes.

Pyeonghwabi, bronze représentant une "femme de réconfort" installée devant l'ambassade du Japon à Séoul, a été retirée selon l'accord signé entre les deux gouvernements (© Sakaori)

Pyeonghwabi, bronze représentant une « femme de réconfort » installée devant l’ambassade du Japon à Séoul, a été retirée selon l’accord signé entre les deux gouvernements (© Sakaori)

Cet accord entre les gouvernements coréen et japonais ne semble pas satisfaire grand monde. Pour une des victimes, elle l’acceptera néanmoins car elle reconnaît les efforts de chaque gouvernement afin de régler la situation avant la fin de l’année qui marque le 50e anniversaire de l’apaisement des relations entre les deux pays.

Cependant, d’autres victimes ne sont pas de cet avis. Selon une d’entre elles, le Japon doit aussi apporter une compensation aux femmes concernées afin de résoudre le problème. Elle préfère donc ignorer cet accord. Un groupe de soutien aux victimes a aussi fait part de son désaccord. Le groupe a ainsi critiqué le gouvernement sud-coréen qui aurait largement usé de son autorité pour affirmer que le problème est complètement résolu et a ainsi déçu et blessé les victimes du système de prostitution forcée japonais durant la guerre.

Selon certains spécialistes, le nombre de victimes approuvant cet accord est toujours incertain. Ce qui est sûr, c’est que celui-ci va largement diviser l’opinion publique en Corée du Sud. Cette différence s’observe déjà chez les partis politiques : si le parti au pouvoir soutient bien évidemment les clauses de cet accord, le parti de l’opposition a quant à lui vivement critiqué son rival et a clamé que le Japon n’avait pas réellement pris ses responsabilités.

Claire Bouyssou – source : The Japan Times

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