MEMOIRES: Les Femmes Héroïnes dans l’histoire africaine et leur Leadership

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LE LEADERSHIP FEMININ EN AFRIQUE PART I

(Passé, présent et futur…)

Que peut-on retenir sur l’apport des Femmes en Afrique dans le passé?

Il y a un adage qui dit: » Celui oublie son passé est condamné à le revivre »! Mais Celui qui oublie ses racines, perd une part de son âme. » (Celtique).

On a souvent mal maîtrisé le passé que voir le temps actuel sur la condition de la femme en Afrique, on se demande si il n’y a pas eu un complot contre la gente  féminine en Afrique! Depuis les « indépendances » Africaines après la chute de la « Colonisation », le pouvoir féminin à connu un recul intense mettant le leadership féminin dans une position inférieure à l’homme africain! Point n’est de vivre des failles dans les gouvernances Africaines! Pour réveiller votre mémoire, faisons un tour au passé historique de l’Afrique Noire pour se rendre compte des nombreux exploits enregistrés dans le « combat de la femme » en Afrique! Ammafrica world vous transmet quelques récits sélectionnés pour revivre encore des moments forts de ce passé « glorieux » précédant la « Colonisation »! La femme Africaine n’est-elle pas en avance par rapport aux autres?. Réveillons nous, femmes et tendons nos mains sur cette édifice que le continent est entrain de se bâtir! q(Ammafrica)

Mbande Zingha, reine de Matamba (Angola) : une résistante farouche à la colonisation portugaise

La reine Zingha (Jingha) d’Angola, a marqué l’histoire de l’émancipation de la femme africaine avant l’heure, avant l’arrivée des colonisateurs portugais en Afrique noire. Anna Zingha fut la dernière reine de l’Angola pre-coloniale. Ayant régné pendant une trentaine d’année au 17ème siècle, jusqu’à sa mort à 82 ans, Anna Zingha opposa une vive résistance aux ambitions du Portugal sur son royaume.

Une civilisation prospère

A l’arrivée en 1484 des Portugais sur le territoire Angolais géré par la reine Anna Zingha, les colons furent surpris d’y découvrir un eldorado de 8 provinces, aux terres richement fertile et d’élevage bovin prospère. Lorsque Diego Cao, le navigateur portugais débarqua sur l’embouchure du fleuve Congo en 1482, il se doutait bien de rencontrer des autres peuples. Deux ans plus tard, en arrivant dans un royaume, il fut surpris de la beauté du pays, du sens de l’organisation sociale de ce peuple, en cette année 1484, de trouver des Noirs si impeccablement vêtus, des parures des femmes, de la bonne santé des enfants, très polis, des gens courtois, alors même qu’ils n’avaient jamais été en contact avec la « civilisation européenne ».

Les Portugais y trouvèrent en effet une population industrieuse occupée à des activités variées. L’un des rares documents conservés de l’époque décrit le territoire Angolais ainsi : « l’endroit offrait au voyageur le spectacle le plus brillant et le plus enchanteur. Des vignobles immenses, des champs qui tous les ans se couvrent d’une double moisson, de riches pâturages. La nature semble prendre plaisir à rassembler ici tous les avantages que les mains bienfaisantes n’accordent que séparément dans les autres contrées et, quoique noirs, les habitants du royaume d’Angola sont en général fort adroits et très ingénieux « .

Une royauté amazone

Le pays était bien tenu, ils comprirent vite que c’est un royaume, avec une administration sérieuse, des codes sociaux, une terre si riche, une agriculture vivrière autosuffisante. Tout était calme, prospère. Il y avait des belles maisons fort bien construites, une architecture qui n’ont rien à envier avec celles de l’Europe. Le commerce entre voisins se faisait sans heurts. Tout se faisait en troc. Le royaume Kongo commerçait avec le royaume de Matamba, cette contrée que les habitants appelaient « a-ngola », qui signifiait : le pays du roi Ngola. Le nom de ce souverain très respecté. Il y avait une Cour avec des notables, des princes et princesses, une armée curieusement dirigée par une femme, la fille du roi, qu’on appelait la reine Zingha. Jeune et d’une beauté stupéfiante. Dans son armée, dans cette armée les femmes tenaient un grand rôle. Elles étaient des Amazones, savaient manier les armes et montaient à cheval, et elles étaient rompues au combat contre des éventuels ennemis.

La reine dont la flèche trouve toujours le but

Sans attendre, ils décidèrent de prendre officiellement possession de l’Angola au nom du roi du Portugal, afin d’en faire une escale d’approvisionnement en esclaves pour leur territoire du Brésil et devenir plus facilement maîtres des richesses du pays. Mbande Zingha était la soeur et la conseillère du Roi de Ngola (oujourd’hui Angola), et etait sa representante lors des negotiations avec les Portugais. De son vrai nom Ngola Mbandi Nzinga Bandi Kia Ngola, « la reine dont la flèche trouve toujours le but », c’était une habile tacticienne au tempérament de fer et au charisme incontesté. Initiée dès le plus jeune âge par son père qu’elle suivait comme une ombre, elle avait appris à réagir en « homme » d’Etat. Celle qui se présentait aux Blancs, (Diego Cao et sa délégation), était cette jeune guerrière, la fille du roi, nommée reine Zingha. Habile au maniement de la flèche empoisonnée, la légende disait qu’elle ne manquait jamais sa cible. L’Angola était fier de sa reine Zingha que les Portugais débaptisèrent Anna Zingha. Jusqu’à sa mort, elle est restée digne, ne trahissant jamais la cause de son peuple qui lui devait un profond respect. Comme toutes les filles de cette époque, elle savait se tenir devant les hommes.  Hélas, elle sera trahit par les siens et le pays d’Angola connaitra l’esclavage, les guerres et la colonisation.

Une résistante farouche à la colonisation portugaise

Elle est devenue reine quand son frère décèda en 1624. Elle plaça des femmes, y compris ses deux soeurs Kifunji and Mukumbu, a tous les postes gouvernementaux. Quand les Portugais ont cassé le traite de paix, elle a menée une armée largement composée de femmes contre eux, qui leur a infligé des dommages terribles, tout en conquérant les royaumes proches dans une tentative de constuire une conferation assez forte pour chasser les Portugais de l’Afrique. Elle a accepté un cesse le feu, et a ensuite accepté un traité de paix en 1635. Accueillie par le vice-roi du Portugal Don Joao Correia da Souza, Anna Zingha marqua les colons pour son sens de la répartie et son habileté politique qui domina la rencontre. Elle parvint à obtenir le reculement des troupes étrangères hors des frontières antérieurement reconnues et le respect de la souveraineté du Matamba. A la fin de la négociation le vice-roi proposa que le territoire libre de la reine soit mise sous la protection du roi du Portugal, ce qui signifiait en réalité le paiement d’un impôt qui consistait en la livraison de 12 à 13’000 esclaves par an à l’administration coloniale! Proposition qu’Anna Zingha refusa fermement. Le traité signé, Anna Zingha obtenu gain de cause et pu régner sur la dernière partie libre du pays jusqu’à sa mort en 1664 à l’âge de 82 ans. Sans laisser d’héritier sur le trône elle fut la dernière souveraine à avoir reigner sur l’Angola. Quand l’Angola est devenu une nation independante en 1975, une rue à Luanda fut nommée a son honneurs.

 

 

Source:Matricien.org

La Reflexion d’Ammafrica World:

« La Marginalisation de la Femme, en particulier, Africaine »…

« L’AFRIQUE ECRIRA SA PROPRE HISTOIRE CULTURELLE,POLITIQUE ET RELIGIEUSE »…

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« Les Cultures du Monde ont imposées dans la spiritualité véritable certaines règles de conduite selon la pensée de leur tradition et de leurs groupements C’est ainsi que la personne de la « femme » par exemple dans la « société Juive » devrait suivre certaines règles de conduite imposée depuis la nuit des temps, un peu comme dans l’Islam.

Alors qu’en Afrique, la « femme » était et demeure une « gardienne de la tradition »!

La Femme en Afrique, était beaucoup plus respectée qu’elle pouvait même dirigé tout un royaume! Une femme Africaine ayant un don de « clairvoyance » et des visions, pouvait influencer certaines décisions importantes engageant toute la nation. C’est ainsi qu’à une époque donnée, une reine du nom de « ANA NZINGA », avait pu contrôler son royaume durant presque pendant « 30 ans » et qu’elle a eu à défier le PORTUGAL alors qu’il essayait de renverser son royaume! Ainsi, lorsqu’on réfléchit profondément sur le « droit de vote » accordé à la « Femme occidentale » où les « suffragettes » militèrent durement pour avoir ce fameux « droit de vote », la femme « Africaine » elle, gardienne de tradition qu’elle était, n’en avait donc pas besoin, car, elle pouvait aussi participer aux grandes décisions dans son clan tribal. C’était quelque chose de sacrée et de traditionnelle! Il faut donc repenser le monde africain…

La Bible contient certaines pensées culturelles selon la tradition « juive » mais selon la tradition « Africaine », la femme est une gardienne de l’éducation et la tradition, elle ne pouvait donc pas SE TAIRE dans une assemblée! Je voudrai dire ceci: Certaines prescriptions de l’Apôtre Paul aux femmes (non ce que Dieu a dit mais lui même a dit) étaient donc basées selon le raisonnement « traditionnel » reçu de ses aïeux et la Torah (les 5 livres de Moise) et qui demeurent à nos jours, des sujets « discutables » selon la conception traditionnelle de chaque groupement des personnes ayant une tradition distincte des autres.

Et le Respect dû à la femme était traditionnellement sacré! Des nos jours, la femme est minimisée, marginalisée, voir même « violée » abusivement…Cette mentalité n’est pas Africaine!!! Et ne venait donc pas de ce continent!

Celle qui en est « gardienne de l’éducation »? la violer? impossible! C’est une mentalité diaboliquement animale qui provient d’ailleurs, et dont les personnes appartiennent à la puissance des ténèbres!

LE VIOL en Afrique, devient une affaire Politiquement destructive pour humilier la femme Africaine, qui est donc le SOCLE de la Société à la compréhension irréfutable de l’homme Africain! Ainsi, l’homme Africain,en particulier l’homme RdCongolais est par conséquent aussi humilié sans le comprendre et le réaliser.

Pour finir, je tiens à souligner que certains sujets demeurent de nos jours DISCUTABLES! A ne pas tout gober sans Avoir analyser de ce dont il s’agit concrètement!

La Marginalisation de la Femme Africaine date donc à partir de la Traite Négrière. Et surtout dans l’époque de la colonisation où certaines religions conçues traditionnellement influencèrent la société Africaine!
Connaissant sa force intérieure et sa clairvoyance dans certaines situations, cette femme devrait donc subir des attaques périodiques pour la maintenir dans l’humiliation perpétuelle! C’est aussi que même sa « beauté naturelle » a été menacée!

 

UN MOT SUR LA TRADITION:

 

La tradition désigne la transmission continue d’un contenu culturel à travers l’histoire depuis un événement fondateur ou un passé immémorial (du latin traditio, tradere, de trans « à travers » et dare « donner », « faire passer à un autre, remettre »). Cet héritage immatériel peut constituer le vecteur d’identité d’une communauté humaine. Dans son sens absolu, la tradition est une mémoire et un projet, en un mot une conscience collective : le souvenir de ce qui a été, avec le devoir de le transmettre et de l’enrichir. Avec l’article indéfini, une tradition peut désigner un mouvement religieux par ce qui l’anime, ou plus couramment, une pratique symbolique particulière, comme les traditions populaires.

Dans le langage courant, le mot tradition est parfois employé pour désigner un usage, voire une habitude, consacré par une pratique prolongée au sein d’un groupe social même restreint (par exemple une tradition familiale).

Le concept de tradition revêt un sens différent dans le mot traditionalisme, qui représente une volonté de retour à des valeurs traditionnelles, et non de transmission d’un héritage à travers l’évolution historique.

La RELIGION, La POLITIQUE, et la CULTURE: Trois choses qui ont influencées les sociétés Africaines!

Pour se faire, des Nations désirant se défaire de tout ce qui était « étranger » ont eu à faire recours aux traditions ancestrales pour pouvoir « repenser » leur monde en vue d’une révolution Culturelle, politique et Spirituelle!

La Femme Africaine devrait devoir se ressourcer pour mieux se défendre!
J’aime lire la « Bible »! Un livre politiquement conçu, n’a pas eu tort lorsqu’il s’agit de l’histoire d’un peuple « juif », mais ce qui devient dangereux à la compréhension des autres, c’est lorsque sa « propre tradition » est minimisée au profit des autres dont l’essence profonde de cette idéologie les échappe!

Par contre, la tradition devient donc un danger à la « foi véritable » lorsqu’elle est Priorisée au détriment de la Parole de Dieu créateur! Même les Juifs furent un jour repris! MARC 7:1-13*

 

Dire à la Femme Africaine de se Taire même en religion alors qu’elle a eu aussi à marquer son temps dans le domaine de la spiritualité véritable qui a pu influencée toute une communauté, de ces nombres, nous avons la charismatique et prophétesse Kimpa Nvita, c’est juste essayer de piétiner sur sa tradition dont son « essence » a été des siècles, maitrisée?. C’est confondre aussi l’objectif du salut de l’âme et les traditions dans ses prescriptions!

 

Sois Forte Femme Africaine, tu « retrouveras » ta vraie émancipation d’autrefois!!!!

 

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A la Memoire de Kimpa Nvita

 

KIMPA VITA, LA PROPHETESSE DES KONGOS

Son influence dans l’Histoire du Peuple Noir

et dans les religions Afro-Américaines

 

Kimpa Vita

Nous sommes en 1704, au Royaume Kongo, alors occupé par les Portugais. Elle s’appelle KIMPA VITA (TCHIMPA VITA  OU KIMPA  M’VITA), et Ndona BEATRICE de son nom occidental. Elle est agée de 20 ans et elle est originaire du Mont Kibangu, une région où coulent 5 rivières. Au mois d’aout de cette année là, la jeune femme reçoit la vision d’un homme qui lui dit :Je suis Saint Antoine, j’ai été envoyé par Dieu  pour apporter son enseignement aux Kongos. J’ai longtemps essayé de venir en aide a ce peuple, allant de province en province, j’ai d’abord été à  NZETO, mais  ils ne m’ont pas bien reçu. Ensuite je suis allé à  SOYO, ils ont voulu me battre. J’ai fui et je suis arrivé à  BULA, la même chose m’est arrivée. Actuellement, j’essais ici a Kibangou et je t’ai choisie ensuite .

L’homme aurait alors pris alors possession du corps de KIMPA VITA.Selon la tradition Kongo, l’endroit où coule une rivière  est un endroit sacré, car il constitue la frontière  entre le monde réel et le monde invisible (la foret et les chutes d’eau  aussi). KIMPA VITA  est une NGANGA MARINDA, c’est à dire une prêtresse traditionnelle ou initiée de la société secrète “KIMPASI”. Elle y avait été initiée très jeune mais avait décidé d’abandonner. La société  KIMPASI  avait pour mission de délivrer  les gens des forces du mal  à travers des cérémonies  d’exorcisme appelées  “MBUMBA KINDONGA”. Pour les missionnaires,  la société  KIMPASI était une société secrète de sorcellerie, et la plupart de leurs temples  qui se trouvaient dans la foret ont été détruits par les capucins. Inversément, pour les membres de la société KIMPASI, les prêtres capucins étaient des sorciers. KIMPA VITA,  annonça a à sa famille de quelle façon St Antoine l’avait possédée et leur expliqua sa vision. Elle leur dit que Dieu lui avait donné la mission de prêcher la vraie religion des NE-KONGO. Elle commença par prêcher sur le mont Kibangou, la montagne sacrée, et osa ensuite se présenter en personne au palais royal pour demander au  ROI PEDRO IV de se joindre à elle  pour pouvoir  prier le « vrai Jésus » afin de restaurer le royaume alors saccagé par la guerre. Un prêtre portugais, le PERE  BERNARDO DA GALLO, qui témoigna de cette visite de Kimpa Vita au palais, raconte qu’ au passage de la jeune femme des arbres tordus ou à terre se sont redressés et que les portes du palais se sont ouvertes elles-mêmes, comme repoussées par des mains invisibles. Kimpa Vita leur disait:
Nous aussi nous avons des saints au Kongo. Les blancs ont blanchi Dieu  pour  leur profit mais un nouveau royaume va naître et il faudra  reconstruire la ville, relever les maisons.

Bientôt on se presse de ramasser les miettes qui tombent de sa main, de lécher les gouttes d’eau qu’elle fait tomber en buvant dans sa calebasse. Et d’un simple toucher, la jeune femme rend fécondes les femmes stériles. Lors des cérémonies  de prière de Kimpa Vita, les personne entrent en transes, ce qu’on appelle en kikongo KIMPEVE. Selon KIMPA VITA,  le Kongo est la TERRE SAINTE, les pères de l’Eglise sont en rélaité des africains et St Antoine est le plus important de tous les saints, il est le patron des humbles et des  démunis. Selon elle, l’histoire de l’église est une histoire africaine, une histoire Kongo.  JESUS CHRIST  est née à  MBANZA KONGO. Et quand le catéchisme parle  de  BETHLEHEM , c’est en fait de Mbanza Kongo dont il est question. Il est dit que Jésus avait été baptisé à Nazareth, mais en réalité Jésus avait été baptisé au Nord de la province de NSundi. Et Marie était une esclave de  NZIMBA MPANGUI quand elle avait enfanté le divin enfant Jésus Christ.


KIMPA VITA était toujours entourée d’une grande foule. Le  PERE BERNARDO DA GALLO avait fini par compter et reconnaître 80 milles conversions par KIMPA VITA. Même DONA MARIA  HIPOLITA, l’épouse du roi  PEDRO IV, s’était aussi ralliée à la nouvelle religion du BUNDU DIA MAMA KIMPA VITA.  Kimpa Vita  était décidée à restaurer le Royaume Kongo et son message était un cri qu’elle appelait « M’LOLO » pour le rassemblement et pour la renaissance  du  royaume. Selon elle, l’homme blanc était originaire d’une pierre en argile appelée « FUMA » en kikongo, et les hommes noirs sont originaires  d’un arbre  appelé « MUNSANDA ». L’arbre et la foret sont des symboles du monde invisible, et les esprits des ancêtres vivent dans des lacs et les océans, on les appelle des « NSIMBI».L’écorce de l’ARBRE MUNSANDA était la matière avec laquelle  on avait enveloppé Jésus à sa naissance et toute personne  qui sera habillée  de cette écorce  recevra la bénédiction de Nzambi a Mpungu.

D’ailleurs, tous les adeptes de Kimpa Vita furent vêtus  d’habits faits de l’écorce du munsanda. Toujours selon Kimpa Vita, l’arbre connu sous le nom de « TAKULA », dont l’écorce produit une sève rouge, est le sang de Jésus qui pouvait transformer la vie.MAMA KIMPA M’VITA  , a prêché à LEMBA , MBANZA KONGO(SAO SALVADOR), MULUMBI, EVULULU, MBULI, NSUKA, MALEMBA (ROYAUME DE NGOYO, UN VASSAL DU ROYAUME KONGO). Ses disciples ont prêché  à LUVOTA (PROVINCE DE MBAMBA), à MBANZA SOYO, à NZETO , NSUKULU, MATARI NZOLO ET NKUSU NZONZO.La renommée de Kimpa Vita menaçait celui des  missionnaires. Elle était devenue une  menace considerable  qui risquait de conduire à la chute de l’Eglise, à la defaite de la théologie chrétienne  et donc à la perte de contrôle du royaume par les missionnaires. Ill fallait trouver une astuce pour l’ éliminer. Pour la jeune femme, les capucins étaient des sorciers. Elle les surnommait « NDOKIS » , « NKADI A MPEMBE ».Le conseil royal sous la présidence  de  DOM BERNARDO , LE VUZI A NKANU (LE GRAND JUGE), assisté du SECRETAIRE  ROYAL MIGUEL DE CASTRO  prononcera la sentence de mort  contre KIMPA VITA pour hérésie , crime de nature religieuse et mensonges, apres un procès  monter de toute piece par les capucins. Elle  fut conduite sur un grand bucher et fut exécutée  le 2 juillet  1706, mais un autre miracle se produisit: à l’endroit où elle fut brûlée, on vit apparaître une grande étoile. Des rumeurs circulaient  et annonçait que Kimpa Vita devait se reincarner  quelque part  au  KONGO. Et d’ailleurs, quelques jours après son exécution, quelqu’un  avait dit que l’on avait aperçu Kimpa Vita dans la région du  Mbanza Kongo.La véritable histoire de Kimpa Vita est connue de source orale grâce aux églises qui sont nées des siecles après sa mort dont celle de SIMON KIBANGUDIANGUENDA KUNTIMASIMON MPADISIMAO TOKAIO, qui elles toutes revendiquaient la restauration  du royaume Kongo

MAMA KIMPA VITA  eut une très grande influence après sa mort. En effet, beaucoup des prisonniers du Royaume Kongo, qui étaient vendus comme esclaves, étaient des partisans du BUNDU DIA MA MA KIMPA VITA. Ces esclaves étaient exportés à partir du port de Kabinda ou de Soyo, où les bateaux des Anglais et des Hollandais, qui dominaient  la traite, venaient « s’approvisionner en esclaves ». Pour ces esclaves du Kongo, ces voyages en bateaux relevaient du mystère, parce que selon la cosmogonie Kongo, l’eau est le lieu ou vivent les ancetres et les morts. Ces Kongos pensaient donc  etre transportés  dans l’univers des morts  par les blancs, et la couleur blanche était d’ailleurs la couleur de la mort.
Selon le témoignage du père  LORENZO  DA LUCCA  qui avait voyagé dans le navire « Nossa Senora Do Cabo »  qui transporta des esclaves à SALVADOR (province de BAHIA au BRESIL)  le 10 aout 1709 , beaucoup d’esclaves  portait des médailles antoniens (Notez que LES  PREMIERS ESCLAVES A ARRIVER AU BRESIL ETAIENT DONC KONGOS). Des Kongos vendus comme esclaves furent aussi conduit  au SURINAM, en JAMAIQUE , aux BARBADES, à ANTIGUA et en VIRGINIE (USA) à PORT YORK. On sait aussi que les Kongos ont travaillé dans des plantations de café en HAITI , EN CAROLINE DU SUD (USA) et plus tard à LA NOUVELLE ORLEANS (LOUISIANE-USA) où ils avaient apporté avec eux leurs cultures et leur religion, c’est à dire celle de KIMPA VITA,  pour la grande majorité d’entre eux.

LES INFLUENCES DE KIMPA VITA DANS LES RELIGIONS AFRO-AMERICAINESEn AMERIQUE

L’historien américain  PETER WOOD  dans son oeuvre  NEGRO IN COLONIAL SOUTH CAROLINA FROM 1670 THROUGH THE STONO REBELION (New-York 1974), stipule que plus de 60% des esclaves de la Caroline du Sud étaient des Kongos. Ils avaient parait-il des qualités mystiques: cétait des hommes mystérieux, qui avaient la capacité de disparaitre mystiquement OU DE SE RETROUVER DANS PLUSIEURS ENDROITS A LA FOIS!Le professeur JOHN THORNTON  de l’Université de Pennlsylvanie a d’ailleurs confirmé que tous les esclaves chrétiens de la Caroline du sud s’étaient convertis dans la religion CATHOLIQUE, mais ensuite reconvertis dans  celle de KIMPA VITA  (cf John Thornton, « The congolese Saint Anthony », Cambridge University Press,1998).

Le 9 Septembre 1739, en Caroline du Sud  un esclave Kongo connu sous  le nom de JEMMY  fut à la tête d’un soulèvement d’esclaves connu comme « THE STONO REBELLION OF 9 SEPTEMBER 1739» , considéré comme  LE PLUS GRAND SOULEVEMENT D’ESCLAVES  DANS TOUTE L’HISTOIRE DE L’AMERIQUE DU NORD. C’était un dimanche jour de repos à côté de la Rivière Stono , situé a quelques kilometres de la ville de  CHARLESTON. Ces esclaves avaientt attaqué une cache d’armes; certains était des guerriers qui avait combatu dans la province de Mbamba  et savaient donc manier les armes. Ils semèrent la terreur, brulèrent des maisons  en criant «  lukangu ou lucangu » un mot qui veut dire « fermer » , mais aussi « libérer », récité dans le Salve Antoniana, une prière du Bundu de Kimpa Vita.  Ces esclaves originaires du Kongo se réfugièrent ensuite en Floride, où les colons espagnols qui avaient promis la liberté aux esclaves d’Amérique, leurs donnèrent une terre en créant la ville  de SANTA TERESA DE MOSE,  PREMIERE VILLE DES NOIRS LIBRES DANS TOUTE L’HISTOIRE DEL’AMERIQUE DU NORD.
Il faut noter que c’est à partir de la révolution de Stono que les colons d’Amerique du Nord ont cessé d’importer des esclaves Kongos, en se  tournant  vers l’Afrique de l’Ouest, pendant presque une decennie. Ensuite, ce sont les Francais qui ramenèrent des esclaves Kongos en Louisiane.A HAITI

On notera également que les REVOLUTIONNAIRES HAITIENS chantait en kikongo  « KANGA MUNDELE, KANGA NDOKI » (enfermez ces Blancs, enfermez ces sorciers) des paroles que l’on retrouve également  dans le Salve Antoniana, une prière de Mama Kimpa Vita. Ces révolutionaires haïtiens avait infligé une defaite cuisante à l’armée napoléonienne, la plus puissante de l’epoque.  Pendant cette periode révolutionnaire d’Haïti, on a beaucoup parlé d’un certain  MAKANDALA, nom transformér par les occidentaux en MACK DAL.  Il fut un grand révolutionnaire d’origine Kongo qui  avait executé un grand nombre de Francais. Cette revolution donna naissance a la première republique noire de l’histoire de l’humanité. Ce sont aussi les Haitiens qui ont  aidé SIMON BOLIVARdans sa lutte  contre les Espagnols. Et c’est du port de Jacmel en  HAITI que les troupes de  SIMON BOLIVAR  s’elancèrent en 1816 vers les victoires et la libération du joug colonial espagnol de 5 pays d’Amérique Latine.
Le vaudoo d’Haiti: certains  stipulent qu’elle est la symbiose de la pratique traditionnelle  KONGO , YORUBA du NIGERIA,  et  FONS DU DAHOMEY (BENIN) , dans son  folklore et sa pratique. On utilise souvent les  PAKETS KONGO , TALISMAN EN TISSU  pour la protection contre les forces négatives, on invoque les NSIMBI ( esprit eaux dont Kimpa Vita parlait lors de ses prédications). Dans la musique traditionnelle d’Haïti, on retrouve également un rythme appelé « YAYA TIKONGO » et le tambour « BONGA », d’origine Kongo. En JAMAIQUEEn JAMAIQUE , la population noire est divisée en deux: les « Maroons Nation » et les « Kongo Nation » ou « Bongo Nation ».Les Maroons Nation sont originaires de l’Afrique de l’Ouest et parlent le ‘kromanti‘ ,qui vient du Cormantin, parlé au Ghana. Les Maroons Nation sont concentrés dans les Blue mountain de la Jamaique (cfr l’Histoire de Nanny des Maroons sur ce site), tandis que les Kongos Nation ou Bongos Nation sont concentrés dans l’est de la Jamaique, et parlent une langue très similaire au Kikongo.  Ces derniers sont les descendants des esclaves Kongos, arrivés en Jamaique au 18 ème siecle.  Le rythme musicale des Kongo Nation de la Jamaique est appelé « KUMINA », ou  « KODONGO » . Leur drum s’appelle le  « NGOMA », et ils l’utilisent pour invoquer les esprits des ancêtres. Leur musique s’appellent  le « NYABINGHI »  (cfr l’Histoire de Nyabinghi, Reine des Rastafari sur ce site). Les Kongo Nation,  bien que plongés dans l’ Universal Negro Catechism  de  MARCUS GARVEY,  un Jamaicain originaire des Maroon Nation,  et aussi aux theories  du Jah Rastafari  HAILE SELASSIE, croient en la négritude de Jésus-Christ comme leurs ancêtres Kongos, qui eux ont acquis cette connaissance de mama Kimpa Vita . Au BRESIL
image: http://s4.e-monsite.com/2011/05/17/05/resize_250_250//zumbi.jpgAU BRESIL , les premiers esclaves à arriver furent des Kongos en 1705 , et ces derniers furent les premiers Noirs  à etre en contact avec les Indiens du BARA-TZIL ( terre de la croix,  terre  de la lumiere  selon les Indiens). Ces Kongos ont  été cofondateurs de  la samba, la rumba, le maculele. D’ailleurs, l’un des plus grands musiciens de la samba n’est autre qu’un Kongo, connu sous le nom d’ERNESTO  JOAQUIM MARIA DOS SANTOS  ALIAS DONGA. Le groupe  OITA BATUTAS , les Kongos du Bresil, se sont illustrés dans tous les mouvements de lutte  pour la liberté des Noirs du Bresil, avec notamment des Kongo tels que « ZUMBI », premier leader du mouvement de libération des Noirs du Brésil, l’un des pionniers des  QUILOMBOS (communautés indépendantes des Noirs au Bresil,  fondésr par les Kongo). Nous ne manquerons pas de citer également BESOURO MANGANGA, MANUEL DOS REIS MACHADO alias MESTREBIMBA…A  SALVADOR,  la plus grande ville noire du Bresil, dans la province de BAHIA,  prédomine une religion appelée CANDOMBLE, qui est un melange de la pratique spirituelle  des esclaves KONGO  et YORUBA du Nigeria . Cette religion est divisée en deux:  le GEGE-NAGO CANDOMBLE  basé sur la tradition yoruba,  et le  CABOCLO CANDOMBLE( caboclo= caboclo de aruanda , les Indiens de Luanda ) ou encore  le  CONDOMBLE DO KONGO, qui est une danse en l’honneur de DIEU  et des SAINTS. Les praticiens du  CANDOMBLE  croient eux aussi en la négritude de Jésus-Christ, et des pères de l’Eglise .
Toujours au Bresil, on parle aussi de la religion  UMBANDA, QUIMBANDA, dont l’origine est méconnue. Certains parlent néanmoins d’une origine indienne, mais d’autres stigmatisent que Umbanda vient du kikongo  « KUMBANDA » , qui signifie guerrir avec l’aide des esprits appelés les « Zumbi », un mot derivé de « Simbi »,  esprits des ancêtres  qui vivent dans l’eau comme disait Mama Kimpa Vita. Il est beaucoup pratiqué dans le sud du Bresil.Pour finir, on distingue aussi la religion  « MACUMBA »,  dans laquelle on trouve quelques pratiques Kongos. A CUBACUBA également  les premiers esclaves arrivèrent d’abord en provenance d’Haiti en 1513. Ensuite, en 1520, 300 esclaves arrivèrent d’Afrique, du  KONGO. Il y eu des mouvements revolutionaires où des esclaves s’enfuirent  dans les montagnes de l’est de Cuba. Ces fugitifs sont connus dans l’histoires de cuba comme  les « CIMARRONES OU CIMARRONES KONGO » . Dans ces montagnes, ils formèrent  des communautés  « LES PALENQUENS ». Les Kongos  de Cuba ont continué leurs pratiques  religieuse du « Kongo Dia Ntotela »,  et c’est de ces Palenquens  de Cuba qu’est né le « PALO MAYOMBE »,  originaire du Kongo: une façon de communiquer avec les esprits. L’’arbre et la foret sont considerés comme des symboles du monde invisible, comme le disait  KIMPA VITA . DIEU  est appelér  « ZAMBI »  , et les esprits  « ENKISI », et les esprits de la lumière « ENSAMBI ». Les esprits des ténèbres sont appelés « ENDOKI », et les adeptes males sont appellés des « TATA »,  et les adeptes femeles sont appelées des « YAYA ». Celui qui dirige le culte  est appelé « TATA NGANGA ».Pendant la guerre d’indépendance de Cuba ou guerre  hispano-americaine,  ce sont également des noirs originaire du Kongo Dia Ntotela que se sont illustrés les  legendaires  « GRITO DE YARA «   cri de  YARA,   MARIANO  GANGADOMINGO MACUA, FELIPE MACUA, MAYIMBE JOSE DOLORESAMBROSIA CONGO, FELIPE GANGA, LORENZO GANGA SANS OUBLIER MA DOLORES IZNAGA, l’esclave GANGA  qui guerrisait les esclaves  traditionnelement. AU  MEXIQUE, VENEZUELA, COLOMBIE , ARGENTINE, SURINAM ET AUX BARBADES

Dans ces pays,   les communautés noires  pratiquent aussi  le PALO MAYOMBE , qui a une connotation Kongo, et dont les pratiques proviennent et sont similaires au Bundu Dia Mama Kimpa Vita. Il faut savoir que le Méxique a eu un président Noir nommé VICENTE GUERRERO , commandant de l’armee du Méxique de 1823 à 1824 ,ensuite  PREMIER PRÉSIDENT  NOIR DU MEXIQUE  de 1829 a 1830. On dit qu’il avait des origines Kongos.

 

 

Source: Page Reines héroïnes d’Afrique.

(Titre et commentaire)

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